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Article · publié le 1er novembre 2026

Ménopause et ostéoporose : comment protéger vos os

L'ostéoporose ne fait pas mal : elle se découvre souvent lors d'une fracture. Or la ménopause est une étape clé pour la solidité des os. Comprendre ce qui se passe permet d'agir à temps.

Cet article informe et ne remplace pas une consultation médicale. Il ne donne aucune posologie. En cas d'urgence, appelez le 144.

Pourquoi la ménopause fragilise-t-elle les os ?

L'os est un tissu vivant, qui se renouvelle en permanence. Les œstrogènes participent à cet équilibre. Selon le Centre interdisciplinaire des maladies osseuses du CHUV, la ménopause est la cause principale de l'ostéoporose chez la femme, car le taux d'œstrogènes chute à cette période. Dans les années qui entourent la ménopause, l'os se détruit plus vite qu'il ne se reconstruit : la densité osseuse diminue et la structure de l'os devient plus fragile.

Une maladie fréquente et longtemps silencieuse

Le CHUV indique qu'en Suisse, les fractures liées à l'ostéoporose touchent une femme sur deux et un homme sur cinq après 50 ans. Ces fractures sont responsables de plus de 8 % des décès chez les personnes de plus de 50 ans.

La maladie reste longtemps sans symptômes. Elle se révèle par une fracture de la hanche, du poignet, d'une vertèbre ou de l'épaule, souvent lors d'une chute de faible hauteur, parfois même sans chute. Une perte de taille ou un dos qui se voûte peuvent aussi être les signes de tassements vertébraux.

Êtes-vous plus à risque ?

Le CHUV cite plusieurs facteurs de risque, qui s'additionnent :

  • des antécédents familiaux de fracture ;
  • un poids trop faible ;
  • le tabac, l'excès d'alcool, une hygiène de vie défavorable ;
  • certains médicaments, comme la cortisone ou certains traitements du cancer du sein ;
  • certaines maladies, comme le diabète, la polyarthrite rhumatoïde ou l'hyperthyroïdie.

Une ménopause survenue tôt est aussi un élément important, car les os sont privés plus longtemps de la protection des œstrogènes. Voir notre article sur la ménopause précoce.

Comment évaluer la santé de vos os ?

Lors d'un bilan de ménopause, la médecin fait le point sur vos facteurs de risque : antécédents, fractures passées, médicaments, mode de vie, taille et poids. Selon le résultat, elle peut proposer une densitométrie osseuse, un examen d'imagerie rapide et indolore qui mesure la densité des os, ou une prise de sang. Les HUG mentionnent cet examen osseux parmi les dépistages qui peuvent être proposés autour de la ménopause. Cet examen ne se fait pas en vidéo : si nécessaire, vous êtes orientée vers un centre d'imagerie près de chez vous.

Ce qui aide à garder des os solides

Selon le CHUV, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l'absence de tabac et une consommation d'alcool modérée peuvent retarder l'apparition de la maladie. Concrètement :

  • Bouger : les activités en charge (marche rapide, randonnée, danse, montée d'escaliers) et le renforcement musculaire sollicitent les os et les muscles. L'équilibre et la force musculaire réduisent aussi le risque de chute.
  • Manger varié : des apports suffisants en calcium (produits laitiers, certaines eaux minérales, légumes verts, oléagineux) et en protéines comptent. La vitamine D, produite par la peau sous l'effet du soleil, participe aussi à la santé osseuse. Votre médecin vous dira si un complément est utile pour vous et lequel : n'en prenez pas au hasard.
  • Arrêter de fumer et limiter l'alcool.
  • Prévenir les chutes à la maison : bon éclairage, tapis fixés, chaussures stables, vue contrôlée.

Le rôle du traitement hormonal

La recommandation britannique NICE indique que le risque de fracture de fragilité diminue pendant un traitement hormonal de la ménopause (THM), que ce bénéfice se maintient un certain temps après l'arrêt et qu'il peut durer plus longtemps lorsque le traitement a été pris longtemps. Les HUG notent également que le THM diminue le risque d'ostéoporose. La prise de position 2022 de The Menopause Society cite la prévention de l'ostéoporose parmi les raisons qui peuvent justifier de poursuivre le traitement après 65 ans, après réévaluation.

Le THM se discute toutefois en fonction de l'ensemble de votre situation, pas seulement de vos os : voir bénéfices et risques du traitement hormonal.

Les traitements de l'ostéoporose

Lorsque l'hygiène de vie ne suffit pas, des médicaments spécifiques renforcent la quantité et la qualité de l'os. Selon le CHUV, ils se prennent par voie orale, sous la peau ou en perfusion. L'ostéoporose ne se guérit pas, mais ces traitements réduisent le risque de fracture. Ils se prennent généralement en cures de plusieurs années, avec des pauses pour réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre. Le choix revient à votre médecin, parfois avec l'avis d'un centre spécialisé des maladies osseuses.

Les questions à poser lors de votre bilan

  • Ai-je des facteurs de risque d'ostéoporose, compte tenu de mes antécédents et de mes médicaments ?
  • Une densitométrie osseuse est-elle utile pour moi, maintenant ou plus tard ?
  • Mes apports en calcium et en vitamine D sont-ils suffisants ? Faut-il un complément, et lequel ?
  • Quelle activité physique me conviendrait, en tenant compte de mes articulations ?
  • Un traitement hormonal aurait-il un intérêt pour mes os, et avec quels risques dans mon cas ?

Notez aussi votre taille actuelle : une diminution de plusieurs centimètres par rapport à votre taille d'adulte est une information utile pour la médecin.

Les bons réflexes

  • Parlez de vos os lors de votre bilan de ménopause, même si vous allez bien.
  • Signalez toute fracture survenue après une chute banale : c'est un signal d'alerte.
  • Signalez une perte de taille ou des douleurs du dos inhabituelles.
  • Si vous prenez de la cortisone au long cours ou un traitement hormonal anti-cancer, demandez si un suivi osseux est nécessaire.

Faire le point avec une médecin

Vous souhaitez faire le point sur vos facteurs de risque osseux ? Demandez une consultation ménopause en vidéo : nous vous rappelons sous 48 heures ouvrables pour fixer un créneau. Vous habitez à Genève ou dans le canton de Vaud ? Les consultations sont assurées par des médecins autorisées à pratiquer dans votre canton.

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Sources

Faits vérifiés le 1er novembre 2026. Ce contenu est revu lorsque les recommandations évoluent.